Partager l'article ! La folle journée des mensonges de la presse de la « communauté internationale » -par Ndzana Seme: Posted by Editor on Mar 31st, 2011 // ...
Au lieu du discours tant attendu, Laurent Gbagbo a servi aux médias une apparition médiatique sereine et détendue, qui rendra certainement Obama et Sarkozy fous.
Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, aura imposé au monde entier une longue attente de son discours depuis Mercredi soir. Ce jeudi se boucle sans son discours à la Nation, annoncé à répétition sur RTI « dans quelques heures ».
Enfermé toute la journée dans sa résidence de Cocodi avec tout son gouvernement et la hiérarchie de l’armée, le Président a quand même fait un signe à la presse qui était plus que lasse d’attendre.
En effet, en compagnie des membres de son gouvernement et de la Première Dame Simone sous une très légère escorte (un seul militaire armé), c’est en tenues débraillées qu’ils sont sortis pour échanger des blagues et des éclats de rires devant les caméras des journalistes, dont la RTI. Telle cette blague qu’il racontait à au ministre alcide Djédjé et à son entourage selon laquelle un fonctionnaire ne croyait pas ses yeux qu’il ait perçu son salaire de mars.
La rumeur de la presse internationale de la « communauté internationale » avait pourtant annoncé que Laurent Gbagbo serait en fuite avec toute sa famille et négocierait son refuge en Angola. Pour le Général Philippe Mangou, la même presse internationale le prononce réfugié dans une ambassade.
C’est dire que la CIA qui organise cette guerre abreuve les média de tous les mensonges dans une guerre psychologique sans précédent, en quête de défections au sein des Fanci. Mais la récolte semble bien mince, avec deux officiers qui toute la journée multiplient sur la chaîne TCI de Ouattara, mais en vain, des appels à leurs hommes de troupe pour les rejoindre.
Il nous revient que la journée a vu s’alterner dans sa résidence un conseil de guerre et un conseil des ministres.
Elle a surtout été marquée par le pilonnage des positions des rebelles à Abidjan et San Pedro. Ceux-ci, toute la journée, se sont illustrés à Abidjan par la libération des prisonniers, à qui ils ont distribué des armes (pour en faire de la chair à canons), mais surtout par la terreur, avec leur pillage des magasins et boutiques, et surtout leur vol des voitures.
Aux dernières nouvelles, reproduites ci-dessous, les Fds ont repris le contrôle de la ville portuaire de San Pedro.
On comprend donc qu’en ordonnant à toute son armée de replier sur Abidjan, Gbagbo a atteint son objectif de purger l’armée des brebis galeuses afin de se retrouver uniquement avec des combattants patriotes. Cet objectif semble avoir été atteint avec la défection de certains généraux, tels Leto ou Yao Yao, et d’autres certainement.
Nos sources militaires ont démenti la rume
ur selon laquelle le Général Philippe Mangou aurait fui pour se réfugier avec sa famille dans l’ambassade d’Afrique du Sud, ce chef d’état major ayant siégé au conseil de guerre. Mais d’autres défections ne doivent nullement pas surprendre, surtout quand on sait que des éléments de la rébellion sont restés dans les Fds, notamment dans la police.
Ouattara, de son côté, s’est précipité pour prononcer son discours à la nation, où il a pris la farfelue décision d’un couvre-feu, alors qu’il ne peut même pas contrôler les terroristes, voleurs et véritables « voyous » qui constituent son « armée républicaine », et à plus forte raison les Fds qui contrôlent essentiellement les deux ports d’Abidjan et de San Pedro qui le font saliver.
Les jours à venir seront pleins de suspens et de miracles. Le soleil d’Abidjan nous a d’ailleurs montré aujourd’hui bien d’autres signes divins.
Ndzana Seme
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Publié le jeudi 31 mars 2011 | AP
Laurent Gbagbo “n`a pas l`intention de démissionner” et “des milliers d`Ivoiriens vont prendre les armes pour défendre leur pays”, a déclaré jeudi l`un de ses conseillers, alors que les rebelles soutenant Alassane Ouattara, président élu reconnu par la communauté internationale, s`approchent d`Abidjan, siège de la présidence.
“Les Ivoiriens, que ce soient les civils ou les militaires qui soutiennent le président Gbagbo, ne resteront pas longtemps les bras croisés sans réagir à cette agression contre leur pays”, a affirmé Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, lors d`un entretien téléphonique avec l`Associated Press à Paris.
“Il n`y a pas de mercenaires” aux côtés de l`armée régulière, qui a vu s`enrôler “de nouvelles recrues” récemment, a-t-il dit, accusant en revanche les pro-Ouattara de faire appel à des “mercenaires burkinabés, maliens, nigérians et guinéens”.
Laurent Gbagbo, a ajouté M. Alain, “se maintient au pouvoir pour mener la résistance face à cette attaque organisée par la France, les Etats-Unis et les Nations unies contre la Côte d`Ivoire”. Disant tenir ses informations militaires de l`état-major ivoirien, il a accusé la force française et celle de l`ONU en Côte d`Ivoire d`aider les rebelles.
Pour lui, “le conflit interne en Côte d`Ivoire est en réalité un conflit international”, “ce sont la CIA et les services secrets français qui orchestrent cette guerre en Côte d`Ivoire”.
“Aujourd`hui, les risques d`affrontements militaires sont élevés”, a estimé M. Alain, mais “le président Gbagbo accepte toutes les initiatives de paix (…) pour éviter un embrasement général du pays”. “On ne peut pas s`emparer du pouvoir par la force (…) Nous considérons que c`est par le dialogue qu`il faut régler cette crise”, a-t-il expliqué.
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La presse étrangère plus précisement l’AFP (Agence française de Presse) vient d’annoncer que le chef d’état major des forces armées de Côte d’Ivoire le general Philipe Mangou aurait trouvé refuge à l’ambassade d’Afrique du Sud accompagné de son épouse et de cinq de ses enfants aurait annoncé le ministre des affaires étrangères Sud Africain. L’équipe d’encore plus TV après avoir joint un haut gradé de l’armée de Côte d’Ivoire au téléphone dément cette information divulguée par l’AFP.
“Le général est bel et bien a son poste et il est à la tâche pour relever la dignité de la Côte d’Ivoire. Il est en ce moment
même en conclave avec le président de la république” nous a t’il dit.
Publié par www.encoreplustv.com
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Publié le jeudi 31 mars 2011 | AFP
JOHANNESBURG – Le chef d`Etat major de l`armée
ivoirienne Philippe Mangou s`est réfugié mercredi soir à la résidence
officielle de l`ambassadeur sud-africain à Abidjan, a indiqué jeudi le
ministère des Affaires étrangères sud-africain.
Le général Philippe Mangou s`est réfugié tard dans la soirée, avec sa femme
et cinq enfants, à la résidence officielle de l`ambassadrice sud-africaine
Zodwa Lallie, écrit le ministère dans un communiqué.
“Le gouvernement sud-africain a entamé des consultations à son sujet avec
les parties compétentes en Côte d`Ivoire, la Communauté économique des Etats
d`Afrique de l`Ouest (Cédéao), l`Union africaine (UA) et les Nations unies”,
ajoute-t-il.
Agé de 59 ans, le général Mangou avait été nommé par Laurent Gbagbo à la
tête de l`armée ivoirienne le 13 novembre 2004, en remplacement du général
Mathias Doué. En décembre, il a de nouveau prêté serment d`allégeance au
président sortant malgré les contestations de sa réélection.
L`officier supérieur avait conduit le 4 novembre 2004 “l`Opération dignité”
des forces armées, consistant en une série de raids contre les positions des
rebelles ivoiriens qui contrôlent le nord du pays depuis le coup d`Etat raté
de septembre 2002.
Cette offensive avait tourné court après le bombardement d`une position de
la force française Licorne à Bouaké (centre), tuant neuf soldats français.
Depuis le début de la crise post-électorale, le général Mangou, considéré
comme un modéré, avait été souvent donné partant par la rumeur abidjanaise
mais avait plusieurs fois réaffirmé sa loyauté au régime.
Sa défection intervient alors que les forces du président ivoirien reconnu
par la communauté internationale Alassane Ouattara avancent depuis lundi vers
le sud du pays.
Elles ont pris le contrôle mercredi de la capitale Yamoussoukro. Jeudi, à
14H00 GMT, elles étaient à 110 kilomètres à l`est d`Abidjan et menaçaient de
marcher sur la ville si Laurent Gbagbo refusait de céder le pouvoir.
Leur offensive éclair a été lancée quatre mois après le début d`une crise
post-électorale ayant fait, selon l`ONU, plus de 460 morts et déplacé près
d`un million de personnes, et après des semaines de négociations avortées.
Au début de la crise, l`Afrique du Sud a semblé ménager Laurent Gbagbo, se
contentant de “prendre note” dans un communiqué des appels de l`UA à sa
démission.
Pretoria a ensuite tenté de pousser une solution de compromis, évoquant
même la possible formation d`un gouvernement d`union nationale. Ce n`est qu`à
la mi-mars que le président Jacob Zuma s`est rallié à la position de la
communauté internationale.
L`Afrique du Sud, membre non permanent du Conseil de sécurité de l`ONU, a
même voté mercredi une résolution qui impose des sanctions au président
sortant et à son entourage, et exige son départ immédiat.
source: africanindependent.com